Je suis l'auteur de tout les textes de ce blog. Les citations sont signalées par des guillemets.

mardi 28 août 2012

"Les gens pour qui tu pourrais te prendre une balle sont souvent ceux qui se trouvent derrière la gâchette." Said

Ma terre, mon sang, ma vie

Je me suis fais croire qu’il y avait quelque chose entre nous. Quelque chose de plus fort de ce que tu vivais avec ta copine depuis 2 ans… Quelque chose qui m’avais amené dans tes bras, peut-être même plus que de l’amour. J’ai essayé de ressentir des sentiments inexistants et je me suis forcée à me sentir aimée par qui m’ignorait. J’ai pensé que ce qui t’amenais vers moi chaque année n’était pas uniquement du au hasard ou à l’alcool. J’ai même imaginé une vie avec toi, que tu quitterais ta presque femme pour moi, la mignonne jeune fille. Tout ça c’est du blabla. La seule chose qui m’a fait arriver dans tes bras c’est l’envie, l’envie amplifiée par de la vodka et de la bière pression. Tu n’es rien de plus pour moi qu’un flirte d’été. Un fantasme de jeunesse qui après avoir été acquis ne m’attire même plus. Moi je ne suis rien de plus pour toi qu’une distraction qui met un peu de piquant dans ta vie de couple. Je suis la cerise sur le gâteau. Je ne suis rien. Je suis là pour faire jolie et puis après que tu aies mangé le gâteau, la cerise va à la poubelle. Elle reste seule dans cette assiette vide.. Et pourtant tu insiste toujours sur sa présence, comme si elle comptait plus que ça. Pourquoi?! Je me déteste d’avoir pu être aussi bête sans m’en être aperçu avant. Je me croyais mieux et au final je suis bien pire.  A chaque fois que je me coucherai dans ce lit je vais sentir ton odeur sur le coussin et dans mes draps. Chaque fois que je parlerai avec des hommes casés je me dirai que ça aurait pu être eux. Non, je ne suis plus la même… Maintenant je ne suis rien de plus qu’une d’entre vous. 
Je te hais d’avoir fais de moi cette fille-là.

samedi 25 août 2012

Sometimes ignorance is a bliss

la dernière ligne droite

Permet-moi de te dire, sous tes airs d'intellectuel, que tu ne sais absolument rien. Rien du tout. Il est temps de remettre en doute tout ce que tu considérais comme acquis, mais surtout de t'instruire sur tout ce que tu ne soupçonnerais jamais. Je pense à toi tout les soirs avant d'aller me coucher. J'ai fais une crise d'angoisse dans les toilettes quand j'ai cru voir la défaite de mon année scolaire se concrétiser. Je dors extrêmement mal avant un match de foot sans importance, et c'est la même chose après une défaite. J'ai pleuré quand Jack est mort dans Titanic, mais n'essayes surtout pas de me le faire avouer si tu ne veux pas perdre ton temps. Je t'ai brisé le coeur et ce qui est drôle c'est qu'après 6 ans, pendant que tu vis pleinement ta vie amoureuse, mon coeur lui, est toujours en miette. Il n'y a pas une seule personne au monde à qui je fasse entièrement confiance, personne. Pas ma famille, ni ma meilleure amie, pas même ma soeur. Alors ne t'étonnes surtout pas si je ne te fais pas confiance à toi ahah. Après que tu m'aies accusée de m'en foutre complètement de nous, j'ai passé des journées à relire nos conversations et à me rembobiner notre histoire, certainement comme jamais tu ne l'a fait crois-moi. J'ai ressentis des frissons dans tout mon corps lorsque tu m'as prise dans tes bras, tout en te suppliant de me laisser et de t'en aller. Je n'ai jamais été aussi bien qu'en ton insoutenable compagnie. 




C'est fou comme le bout du tunnel peut parfois paraître loin. Pourtant il est là, il est là à une semaine de moi. J'ai tout donné pour y arriver. J'ai sacrifié tout ce dont j'ai pu me séparer. Je me suis rendue malade, insomniaque, insociable et parano. Je me suis entièrement consacrée à ce que je hais le plus au monde, l'école. Je ne pense pas qu'il soit possible d'en faire plus. Ce qu'il me manque le temps ou je ne voulais fournir aucun efforts...! Là au moins, je savais que ça ne tenait qu'à moi de réussir ou non. Maintenant, je n'ai plus les cartes en mains. Je n'ai plus de réserves, je me suis consumée comme une bougie qui arrive à sa fin de vie. 
Et j'ai réussi.



mardi 3 juillet 2012

Le problème des rêves, c'est que c'est fait pour être rêvé et non réalisé...


C'est plus fort que moi. Je ferme les yeux et là, je sais que si je me laisse tomber en arrière tu me rattraperas. Je sais que tu ne décolleras plus ton regard du mien, que tout les coups que je recevrai ne seront rien en comparaison à l'effet que me fera ton souffle sur ma peau. M'isoler, écouter de la musique et fermer les yeux, ce sont les seules choses qui me séparent de toi à tout instant. Alors laissez moi partir dans mon monde, laissez moi écoute de la musique jusqu'à ce  que je n'entende plus rien, laissez moi planer et être seule, parce que la-bas je suis tellement mieux accompagnée... Jamais personne ne pourra parcourir autant de kilomètres sans bouger. Alors laissez-moi s'il-vous-plait. Là-bas je sais que tu me retiendras avant que je m'en aille, je sais que tu me feras t'aimer et le supporter. Ce lieu ou je suis partout et nul part à la fois, c'est là-bas que je m'en vais maintenant... 
On se verra de l'autre coté.


Escapade à Cap-Ferret, coupé du monde: été 2012

jeudi 17 mai 2012

«Le paradis est le plus court chemin vers l'enfer.» Yvon Rivard



Un lendemain de cuite tout nous paraît plus beau que nous. . . Avril 2012, mes 18 ans, constat


Un jour je regretterai. Oui, un jour je morflerai et je pleurerai de regrets. Ce jour-là, je me sentirai capable de tout changer et pourtant tout sera déjà tracé et terminé. Je m'enfonce dans ce gouffre pour l'adrénaline que provoque une chute. Je sais bien que je finirai par toucher le fond et être incapable de remonter, je le sais et tout le monde le sait d'ailleurs. Inutile de me le répéter sans cesse. C'est un choix que j'ai fais telle une idiote. Je ne me mettrai jamais à la place de la victime en voyant le nombre de personne que j'ai fais pleurer et que j'ai déçue, moi en particulier. Je ne mérite aucune pitié, sinon la mienne. Je pourrais peut-être m'accrocher avant de toucher le fond... mais, je crois que la force me manque. As-tu déjà essayé de lutter contre l'apesanteur? C'est comme si je te demandais si tu avais déjà réussi à voler. Métaphoriquement on peut y arriver, mais pour cela il faut une forte dose de volonté et pour mon cas, elle a l'air de m'éviter. J'ai longtemps voulu voir un caractère honorable à ma situation, une sorte de sacrifice de moi-même pour arriver à de grandes choses, mais c'est totalement faux. J'ai renoncer à toutes les choses que j'aime pour ne pas avoir à les perdre. C'est loin de prouver ma force, mais ça justifie parfaitement ma faiblesse et ma lâcheté. Je déteste tellement le changement, j'ai tellement horreur que quelque chose se termine, toutes les fins en soi me sont insupportables... alors au lieu d'attendre qu'elles viennent à moi, parce qu'elles viennent toujours crois-moi, avant qu'on me pousse dans le gouffre je prend l'initiative d'y plonger, sans attendre mon heure. L'attente est beaucoup trop douloureuse. Tout ça pour avoir l'impression d'avoir la situation en main, pendant que je ne fais que l'aggraver. Le pire dans cette histoire c'est de se rendre compte de tout ça et de ne pas parvenir à y changer quoi que ce soit, ou simplement à ne pas le vouloir. 
 Pourquoi je ne veux pas changer?


jeudi 12 avril 2012

« Le voyage est un retour vers l'essentiel. »



Besoin d'évasion

"Trancar o dedo numa porta dói. Torcer o tornozelo dói. Uma tapa, um soco, um pontapé, dóem. Dói bater a cabeça na quina da mesa, dói morder a língua, dói cólica, cárie e pedra no rim. Mas o que mais dói é saudade..."

 

Une fin d'après midi, Paradinha de Outeiro, février 2012 


Tout me manque, tout sans exception. L’odeur insupportable de la cigarette qui reste sur tes habits et qui t’empêches de les garder plus d’une journée, tout ça parce qu’ici il n’est pas interdit de fumer dans des endroits publics… Les bruits étranges dans mon radiateur la nuit, parce qu’ils ne sont habituellement pas autant utilisé à cette époque. Le chant des ouvriers qui sonne plus que faux et qui retentit dans toute la maison lorsqu’ils travaillent dans ma cave, les étoiles à peine percevables en suisse, l’odeur du bois qui brûle dans tout le village, le goût sucré des pommes qui te laisses douter de leur réelle origine. Chaque couché de soleil qui pourrait faire l’objet de carte postale, le cimetière que je vois tout les jours à coté de chez moi qui me rappel que ma grand-mère n’est plus là, mais plus encore qu’elle était là, il y a de ça quelques années. Chaque nuit en me couchant dans mon dur et grand lit je fais passer en boucle tout nos rires et nos pleurs vécu ici dans la bande de ma mémoire, pour m’endormir paisiblement sous l’effet d’aucunes drogues. Je sais maintenant qu’on ne tient pas à un lieu ou à quelqu’un pour les bons moments que nous avons passé à cet endroit ou avec cette personne. On s’attache à quelque chose simplement pour avoir vécu beaucoup de moments avec, bon ou mauvais. Ce lieu est le témoin de mes plus fortes émotions, celui qui ne l’a pas encore vu, celui qui ne m’a jamais rien vu vivre ici ne pourra jamais prétendre me connaître entièrement.
Je ne suis peut-être pas née ici, mais ma Paradinha peut être témoin de ma renaissance avec certitude. Je suis le genre de personne qui ne supporte pas d’être incomprise. Que tout le monde soit contre mon avis m’importe peu, tant qu’ils le comprennent. En ce qui concerne ce petit village paradisiaque personne n’a l’air de comprendre. J’ai pourtant essayé de m’expliquer il y a longtemps de cela, mais en vain. Aujourd’hui je plains toutes ces personnes qui ne comprennent pas, car cela veut dire qu’elles n’ont jamais eu l’occasion de s’attacher autant à quelque chose, que jamais elles n’ont eu la chance de vivre autant de choses quelque part, que jamais elles n’ont ressentie ce que je ressens à chaque fois que j’aperçois la pancarte qui m’annonce que je suis arrivée. Et ça, c’est loin de me déranger. Je ne suis pas particulièrement généreuse, je me fais donc un plaisir fou à garder ce lieu rien que pour moi. Ma curiosité m’oblige à vouloir faire le tour du monde… Mais tu sais, dans le fond je sais bien que tout me ramènera à toi… Je t’aime.

jeudi 29 mars 2012

«Pour voir loin, il faut y regarder de près.» Pierre Dac


Continue de te vexer, de t'énerver et de faire tes crises totalement déplacées. Continue de faire celle qui ne comprend pas, de faire la victime dans cette histoire-là. Insulte-moi, ne t'arrêtes surtout pas. Pourquoi je réagis comme ça? Pourquoi je te fais subir ça à toi? Attends... Tu peux la répéter cette question de merde?


La Forclaz, Valais 2012

 Non, je ne me justifierai pas deux fois. Tu sais très bien le mal que tu as fais. Alors peut-être que je m'en remet, peut-être qu'à force d'en parler moins tu as finis par te convaincre que rien n'était jamais arrivé ou pire encore, que c'était le genre de chose qui pouvais s'oublier ou se pardonner. Dans 30 ans, le mal que tu auras fais sera toujours là et ouai. Ces choses-là sont garanties à vie, prie pour que je meurs si tu veux qu'elles s'oublient. Peut-être bien que tu seras à jamais la personne que j'ai aimé le plus et que j'aimerai c'est vrai... Mais sois-en sûre, jamais je ne pourrais détester quelqu'un autant que toi! Je te vois tourner en rond en essayant de minimiser les choses et j'ai presque envie de sourire, mais je ne suis (mal)heureusement pas aussi cruelle. Qu'est-ce que ça fais d'avoir des regrets? En tout cas moi ça me fais du bien que tu en aies. J'ai engloutis l'histoire que tu t'ai donné si peu de mal pour gâcher, je l'ai engloutie et même si je me donnais la peine de vomir le peu qui n'a pas encore été digéré par mon estomac... elle ne sera plus jamais en mesure d'être lue. En parler comme des adultes? Pourquoi? Je ne veux pas en parler, je ne veux pas arranger les choses. Tout a été fait, tout a été dit. Alors regrette... alors réfléchis et déteste-moi si ça peux t'aider. Rien de ce que tu pourras faire ne pourra intégrer le mot "pardon" à mon vocabulaire.

vendredi 23 mars 2012

«Souviens-toi d'oublier. » Friedrich Nietzsche

Escapade en Valais, mars 2012


Avant j'avais hâte de te revoir ou simplement juste d'avoir l'occasion de te parler. Je voulais tout te raconter, je voulais te briffer. J'avais tellement de choses à dire que je n'ai pas eu le temps de vérifier si tu m'écoutais ou simplement si ce que je disais t'intéressais. Je m'en fichais, tout ce que je voulais au fond c'était sprinter et rattraper le temps perdu dans le marathon de nos vie. Aujourd'hui c'est différent. Aujourd'hui, ce sont des kilomètres de temps qui ce sont écoulé et même le plus grand athlète ne serait en mesure de rattraper tout ce retard. Maintenant je me tais. Maintenant c'est le silence qui est en tête du classement et il à l'air de s'y plaire. Moi j'ai arrêter les efforts, je ne suis simplement assise au bord de la route et je le regarde s'éloigner dans cette course. Qu'est-ce que tu voulais que je fasses? J'étais épuisée. Le plus difficile à accepter ce fut ton indifférence. Le fait qu'on ne remarque pas ma présence, c'est acceptable puisque cela témoigne uniquement de ma discrétion... Mais le fait que l'on ne sente pas mon absence, s'en est une autre. Je ne te demandais pas des larmes ou de la tristesse, tout ce que je voulais c'était que tu te retourne et que tu remarques à quel point je pouvais être loin. Maintenant, la prochaine fois que tu te retourneras, parce que je sais bien que tu le feras quand tu en auras besoin... La prochaine fois, tu ne me verras pas, tu ne me verras plus jamais d'ailleurs. Il ne s'agit pas d'une page qu'on tourne, je ne fais désormais plus du tout partie de cet énorme livre qui n'a apparemment jamais vraiment été le mien. Je te laisse continuer seul et c'est avec fierté que je ferai de même.
"And I would do anything for you
To show you how much I adored you
But its over now
Its too late to save our love..."

vendredi 9 mars 2012

« N'allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace. » Ralph Waldo Emerson





Paradinha de Outeiro, Février 2012


« La vraie nouveauté naît toujours dans le retour aux sources. » Edgar Morin



C'est comme si le Monde tournait sans moi en ce moment même. C'est comme si je n'avais jamais vraiment existé, comme si je n'avais qu'été oubliée. Un jour je suis, et le lendemain je n'ai jamais été. C'est bizarre? Je pense que c'est uniquement lorsqu'on se contredit qu'on est vraiment sincère. Et puis pourquoi commencer un texte qui n'aurait aucune conclusion? Pour la trouver naturellement peut-être. Je régresse comme jamais, je suis en chute libre depuis août 2011 et je rêve de me cracher. Pourquoi? Parce que le fait d'attendre sa fin est beaucoup plus difficile à encaisser que la fin en elle-même. Tu ne me manques même pas tu sais, c'est juste que jamais personne avait été aussi imposant, alors qu'en général c'est moi qui prend toute la place. Maintenant je dois me réhabituer à occuper tout l'espace que tu as laissé vide... Non pas que ce soit désagréable, mais c'est différent. Et le changement c'est un mauvais vice qu'il faut modérer, mais duquel on ne doit pas se passer. En conclusion, le changement c'est dangereux. On l'utilise souvent trop ou pas assez. Je ne t'écoutes plus tu sais. Le problème c'est que je ne m'écoute plus non plus lorsque j'ouvre la bouche sans réfléchir. Et puis j'ai parlé à ma soeur... et puis j'ai compris que le plus important c'était la volonté. Moi je ne veux pas pardonner, moi je ne veux pas changer ni oublier. Je veux vivre avec et vous faire regretter. Vous allez regrettez, mais pas tout de suite... Plus je me souviendrais, plus vous regretterez. J'ai l'impression d'hiberner, je sais que je vais me battre et gagner parce qu'il le faut, pourtant je ne suis pas si pressée. J'ai besoin de lâcher prise un moment, j'ai besoin de m'exiler dans un espace assez vaste pour pouvoir voir arriver le moindre élément perturbateur à ma réflexion. Je voulais un peu de solitude, mais c'est si facile de tomber dans l'excès hein. Je réfléchis trop, mais merde quel putain de mouton je serais sans ça. Un mouton comme vous, sans doute.

mercredi 30 novembre 2011

« L'erreur est humaine, admettre la sienne est surhumain. » Doug Larson







" Elle avait enfoui quelque chose en elle, très profondément, une chose dont elle avait déjà été consciente mais qu’elle avait choisi d’oublier..."